Treehouse of Horror: every Simpsons Halloween special

LE RITUEL D'HALLOWEEN DE SPRINGFIELD

Simpson Horror Show : tous les épisodes spéciaux Halloween des Simpson

Trente-six éditions, plus de cent segments, une seule règle : rien de tout ça n'est jamais arrivé.

36
éditions numérotées, de 1990 à 2025
25 oct. 1990
première diffusion, saison 2 épisode 3
36/36
éditions où Kang et Kodos apparaissent
666e
épisode de la série pour l'édition XXX

Une fois par an, Springfield déraille complètement. Depuis le 25 octobre 1990, Les Simpson s'offrent un épisode d'Halloween où tout est permis : la famille peut mourir, la ville peut brûler, les élèves peuvent finir en plat de cantine. C'est le Simpson Horror Show, Treehouse of Horror en version originale, et c'est devenu le rendez-vous le plus attendu de chaque saison.

Le principe n'a presque pas bougé en trente-cinq ans : trois histoires courtes, sans lien entre elles, hors de toute continuité, numérotées en chiffres romains. Chaque segment pille un classique — Kubrick, Poe, Bradbury, La Quatrième Dimension, Stephen King — et le repasse à la moulinette Springfield. Le résultat tient autant du catalogue de cinéphile que de la fête foraine.

Ce guide fait le tour complet : le mode d'emploi du format, l'acte de naissance de 1990, les six segments qui ont fait la légende, les traditions cachées que la plupart des spectateurs ratent, qui prête sa voix à qui, et où en est la franchise après trente-six éditions et deux spéciaux hors numérotation.

📋 Sommaire

LE FORMAT
🎃

Comment marche un Simpson Horror Show

Trois histoires, zéro conséquence, un chiffre romain

Le logo Treehouse of Horror, l'anthologie d'Halloween des Simpson

Avant de plonger dans les segments, il faut comprendre la règle du jeu. Le Simpson Horror Show n'est pas un épisode comme les autres : c'est une parenthèse officiellement déconnectée du reste de la série. Les scénaristes s'y autorisent ce qu'ils s'interdisent le reste de l'année : tuer des personnages principaux, faire exploser la ville, changer d'univers en route.

Homer arme la hache dans The Shinning, le genre de scène impossible hors Halloween

Hors canon, totalement

RIEN DE TOUT ÇA N'EST ARRIVÉ

C'est LA règle fondatrice, revendiquée par l'équipe : les segments se déroulent hors de la continuité de la série, et ce qui s'y passe n'a aucune conséquence sur l'épisode suivant. Homer peut mourir en octobre, il déjeune tranquillement en novembre. D'où un niveau de violence impensable dans un épisode normal.

L'affiche du Simpson Horror Show XXXII, première édition à aligner cinq segments

Trois segments, sauf exception

LE TRIPTYQUE MAISON

Chaque édition découpe ses vingt minutes en trois histoires indépendantes, chacune avec son titre, son genre et longtemps son propre scénariste. La règle a tenu trente et un ans avant de céder : l'édition XXXII, en 2021, est la première à en aligner cinq d'un coup.

L'affiche du Simpson Horror Show XX et son chiffre romain géant

Les chiffres romains

DE I À XXXVI

Le tout premier épisode, en 1990, ne porte aucun numéro : il s'appelle simplement Simpson Horror Show. Dès l'année suivante, la numérotation romaine s'installe et ne lâche plus. Repère bien pratique : le numéro de l'édition est toujours inférieur d'une unité à celui de la saison. XXXVI appartient donc à la saison 37.

La cabane de Bart dans le jardin, qui a donné son nom à Treehouse of Horror

Un titre VF à part

TREEHOUSE OF HORROR EN VO

En version originale, la franchise s'appelle Treehouse of Horror, littéralement la cabane de l'horreur. Le nom vient du premier épisode, où les enfants se racontent des histoires qui font peur dans la cabane du jardin. La France a préféré Simpson Horror Show, le Québec Spécial d'Halloween.

Freddy Krueger version Springfield, un classique du cinéma repassé à la moulinette des Simpson

Des parodies avant tout

ON PILLE, ON NE COPIE PAS

Le Simpson Horror Show fait rarement peur : il fait rire avec la peur des autres. Kubrick, Poe, Bradbury, Stephen King, La Quatrième Dimension, les comics d'horreur EC, les films de monstres des années 50 : chaque segment choisit une cible et la rejoue à Springfield.

L'affiche du Simpson Horror Show V, l'édition où la dose d'hémoglobine a été volontairement gonflée

Le gore est autorisé

DU SANG, ET BEAUCOUP

Pour la cinquième édition, le showrunner David Mirkin a délibérément gonflé la dose d'hémoglobine, en réponse aux critiques du Congrès américain sur la violence à la télévision. Il voulait y mettre autant de sang et de tripes que possible, et parle du show d'Halloween le plus dérangeant jamais produit.

Le Simpson Horror Show VII, première édition à ouvrir carrément sa saison

Une place mouvante dans la saison

PARFOIS LE PREMIER ÉPISODE

Il n'y a pas de créneau fixe. Six éditions ouvrent carrément leur saison : la septième, puis les onzième, douzième, treizième, quatorzième et quinzième. Les autres arrivent en troisième, quatrième, cinquième ou sixième position, selon le calendrier de la Fox — et surtout selon le baseball.

25 OCTOBRE 1990
🕯️

L'acte de naissance du rituel

Saison 2, épisode 3 : le jour où Springfield a inventé son Halloween

Le tout premier Simpson Horror Show, diffusé le 25 octobre 1990

Il faut se remettre dans le contexte : à l'automne 1990, Les Simpson n'ont qu'une saison au compteur. Personne n'imagine encore que cet épisode expérimental — trois histoires courtes, un ton radicalement différent, un invité prestigieux — deviendra une institution reconduite chaque année pendant plus de trois décennies. Voici ce que contient exactement cette toute première boîte à frissons.

Homer terrifié devant la cabane du jardin après avoir écouté les histoires des enfants

La cabane du jardin

LE CADRE D'ORIGINE

Le dispositif est simple : Bart, Lisa et Maggie sont installés dans la cabane un soir d'Halloween, et les deux aînés se racontent des histoires effrayantes pendant qu'Homer écoute en douce. Chute du gag : les enfants trouvent tout ça très tiède, et c'est Homer qui finit terrorisé.

Marge prévient les parents en personne avant le générique du premier Simpson Horror Show

L'avertissement de Marge

CE QUI SUIT VA FAIRE PEUR

Avant le générique, Marge apparaît en personne pour prévenir les parents que la suite risque d'effrayer les enfants. Al Jean l'a raconté : l'avertissement était sincère, James L. Brooks estimait qu'il en fallait un. C'est aussi un pastiche de l'introduction d'Edward Van Sloan devant le Frankenstein de 1931.

La famille dans la maison hantée de Bad Dream House, tout premier segment de la franchise

Bad Dream House

LA MAISON QUI DIT DE PARTIR

Premier segment de l'histoire de la franchise. La famille emménage dans une maison de dix-huit chambres payée une misère, qui lui ordonne de sortir et pousse ses habitants à se courir après une hache à la main. Écrit par John Swartzwelder, réalisé par Wes Archer, entre Poltergeist et Amityville.

Serak le Préparateur, l'un des trois rôles portés par la même voix dans l'épisode de 1990

James Earl Jones partout

TROIS SEGMENTS, UNE SEULE VOIX

La voix de Dark Vador et de Mufasa est présente dans les trois histoires : le déménageur de Bad Dream House, Serak le Préparateur chez les extraterrestres, et le narrateur du Corbeau. Ses passages dans la série figurent au septième rang du classement IGN des meilleurs caméos.

Kang et Kodos accueillent la famille Simpson à bord de leur soucoupe en 1990

Kang et Kodos naissent ici

DEUX ALIENS POUR TRENTE-SIX ÉDITIONS

Le deuxième segment introduit les deux Rigelliens verts et baveux imaginés par Jay Kogen et Wallace Wolodarsky, dessinés d'après une couverture de comic EC. Depuis, le duo de la planète Rigel VII a figuré dans au moins un segment des trente-six éditions.

Alf Clausen entre en scène

LA MUSIQUE COMMENCE ICI

Détail que presque personne ne remarque : cet épisode est le premier dont la musique est composée par Alf Clausen. Il en signera ensuite les partitions pendant près de trente ans. Le Simpson Horror Show est donc aussi l'acte de naissance de l'identité musicale de Springfield.

La France vue par Les Simpson, pays qui n'a découvert le premier Horror Show qu'en mars 1991

La France a attendu mars 1991

CINQ MOIS DE DÉCALAGE

Le premier Simpson Horror Show sort aux États-Unis le 25 octobre 1990, et en France le 30 mars 1991 — soit très loin d'Halloween. Ce décalage restera la norme : plusieurs éditions débarquent chez nous en février, en septembre ou en avril, ce qui a longtemps brouillé le côté rituel.

LE PANTHÉON
🪓

Les six segments qui ont fait la légende

Six histoires courtes qui pèsent plus lourd que des saisons entières

La famille Simpson déguisée en créatures des éditions passées du Simpson Horror Show

Sur plus de cent segments produits depuis 1990, une poignée s'est détachée au point de devenir plus célèbre que la plupart des épisodes classiques de la série. On les cite dans les classements, on les rediffuse en boucle, on en tire des répliques passées dans le langage courant. Voici les six incontournables.

L'affiche du Simpson Horror Show V, dominée par le segment The Shinning
PAS DE TÉLÉ, PAS DE BIÈRE

The Shinning

Simpson Horror Show V, 1994

Diffusion30 octobre 1994
ÉpisodeSaison 6, épisode 6
Parodie deShining, de Stanley Kubrick

Simpson Horror Show V, diffusé le 30 octobre 1994. Mr Burns embauche la famille comme gardiens de son pavillon de montagne pour l'hiver, puis coupe le câble et vide la réserve de bière pour être sûr que le travail sera fait. En quelques jours, Homer perd la tête. Le segment est régulièrement cité comme le sommet absolu de la franchise.

Le pitch

Isolée dans un chalet coupé du monde, la famille s'installe pour l'hiver. Willie découvre que Bart lit dans ses pensées : il possède « the Shinning », et devra l'appeler par télépathie en cas de pépin. Homer, privé de ses deux béquilles, finit par tapisser les murs d'une seule phrase : « No TV and no beer make Homer go crazy ».

Ce qu'il parodie

Shining, le film de Stanley Kubrick sorti en 1980, d'après le roman de Stephen King. Tout y passe : le manuscrit qui déraille, la phrase répétée à l'infini, le grand bâtiment vide. Le titre lui-même est déformé : Willie dit « the Shinning », Bart le corrige, et Willie lui souffle de se taire s'il ne veut pas de procès.

Pourquoi il est culte

Parce que c'est de la parodie de haute précision : le segment suit Kubrick de très près, mais la mécanique comique est purement Simpson. Homer ne devient pas fou par vertige métaphysique, il devient fou parce qu'on lui a confisqué la télécommande et le pack de six. Vulture l'a désigné meilleur segment de toute la franchise.

À retenir

Saison 6, épisode 6, première diffusion le 30 octobre 1994, écrit par Bob Kushell et réalisé par Jim Reardon. Entertainment Weekly a classé l'épisode neuvième meilleur de toute la série. Willie, mis hors jeu ici d'un coup de hache dans le dos, subit le même sort dans les deux autres segments : c'est le gag qui les relie.

Ned Flanders, maître du monde dans le présent rapporté par Homer depuis l'ère des dinosaures
LE GRILLE-PAIN QUI CASSE L'HISTOIRE

Time and Punishment

alias « Temps & Châtiments »

Diffusion30 octobre 1994
ÉditionHorror Show V, segment 2
D'aprèsRay Bradbury

Deuxième segment du Simpson Horror Show V. Homer bousille son grille-pain, le répare de travers et se retrouve avec une machine à voyager dans le temps. Expédié à l'ère des dinosaures, il se souvient trop tard du conseil de son père sur l'effet papillon, écrase un moustique, et rentre dans un présent où Ned Flanders règne sur le monde.

Le pitch

Chaque aller-retour dans le passé produit un présent différent, et chaque tentative de correction empire les choses. Homer traverse une dictature Flanders tout sourire, avec sa rééducation à base de lobotomies, un monde où Bart et Lisa sont géants, un autre où la famille est immensément riche mais où personne ne sait ce qu'est un donut.

Ce qu'il parodie

« Un coup de tonnerre », la nouvelle de Ray Bradbury qui a popularisé l'effet papillon : un insecte écrasé à l'époque des dinosaures suffit à réécrire toute l'histoire humaine. Le titre, lui, est un jeu de mots sur Crime et Châtiment de Dostoïevski — la VF a traduit le segment par « Temps & Châtiments ».

Pourquoi il est culte

Pour la pluie de donuts, devenue l'image la plus reprise du segment : Homer quitte le monde sans beignets à la seconde exacte où il se met à en pleuvoir. Et pour la chute — la famille est enfin redevenue normale, sauf que tout le monde a désormais une langue de reptile. Homer hausse les épaules.

À retenir

Écrit par Greg Daniels et Dan McGrath. James Earl Jones y double une Maggie d'univers parallèle : sa réplique, « It is indeed a disturbing universe », fait partie des préférées de Matt Groening. C'est l'une des très rares fois où le bébé de la famille s'exprime autrement qu'en suçant sa tétine.

Homer bascule en trois dimensions dans le segment Homer³
HOMER PASSE EN TROIS DIMENSIONS

Homer³

Simpson Horror Show VI, 1995

Diffusion29 octobre 1995
ÉpisodeSaison 7, épisode 6
RécompenseGrand prix d'Ottawa 1996

Simpson Horror Show VI, 29 octobre 1995. Pour échapper à une visite de Patty et Selma, Homer se planque derrière la bibliothèque et découvre un espace vide où tout est en volume. Il y bascule, l'univers plat devient un univers en trois dimensions, et la série signe l'une des séquences techniquement les plus audacieuses de son histoire.

Le pitch

Coincé dans un monde géométrique dont la famille ne perçoit plus que la voix, Homer piétine et panique. Il plante un cône dans le sol, perce la trame de l'espace-temps et ouvre un trou noir. Bart s'attache une corde et plonge le récupérer ; l'univers s'effondre, Homer est aspiré, et l'animation s'arrête net au profit d'images filmées.

Ce qu'il parodie

« La Petite Fille perdue », l'épisode de La Quatrième Dimension où une enfant tombe dans une autre dimension par le mur de sa chambre. Le segment fait aussi des clins d'œil appuyés à Tron et au jeu vidéo Myst, deux références immédiatement lisibles pour quiconque a grandi devant un écran cathodique.

Pourquoi il est culte

Parce qu'il contient la toute première scène en prises de vues réelles de l'histoire des Simpson : Homer atterrit dans une benne, dans un décor tourné sur Ventura Boulevard, à Los Angeles. L'animation en trois dimensions est signée Pacific Data Images, et le segment a décroché le grand prix du festival d'animation d'Ottawa en 1996.

À retenir

Écrit par David X. Cohen, à partir d'une idée lancée par Bill Oakley. Les équations qui flottent dans le décor ne sont pas décoratives : identité d'Euler, problème P = NP, et un presque-contre-exemple au dernier théorème de Fermat, 1782¹² + 1841¹² = 1922¹². L'égalité est fausse, mais assez serrée pour tromper une calculatrice de poche.

Le Simpson Horror Show VII, l'édition du segment électoral Citizen Kang
C'EST PAS MA FAUTE, J'AI VOTÉ KODOS

Citizen Kang

Simpson Horror Show VII, 1996

Diffusion27 octobre 1996
ÉpisodeSaison 8, épisode 1
ScénarioDavid X. Cohen

Troisième segment du Simpson Horror Show VII, diffusé le 27 octobre 1996, quelques jours avant la présidentielle américaine. Kang et Kodos enlèvent Homer, puis prennent l'apparence des deux candidats en lice, Bill Clinton et Bob Dole. La blague est redoutable : absolument personne ne remarque la différence, et la campagne continue.

Le pitch

Homer découvre les vrais candidats séquestrés à bord de la soucoupe et parvient à démasquer les imposteurs devant la nation entière. Les Américains apprennent donc qu'ils sont sur le point d'élire un extraterrestre. Ils votent quand même, au motif imparable qu'il n'y a que deux noms sur le bulletin.

Ce qu'il parodie

La campagne présidentielle de 1996 et, plus largement, le bipartisme américain : quand un système n'offre que deux options, les électeurs se rangent derrière l'une des deux quoi qu'il arrive. Le titre est un jeu de mots sur Citizen Kane. Phil Hartman prête sa voix à Bill Clinton.

Pourquoi il est culte

Pour la réplique finale d'Homer, « Don't blame me, I voted for Kodos ! », en gros « C'est pas ma faute, moi j'ai voté Kodos ». Elle ressort à chaque élection américaine sur les réseaux, et un groupe de ska punk s'est même baptisé I Voted for Kodos. IGN en a fait le meilleur segment de l'anthologie.

À retenir

Saison 8, épisode 1 : c'est la première fois que le Simpson Horror Show ouvre une saison. Écrit par David X. Cohen, futur cocréateur de Futurama, et réalisé par Mike B. Anderson. La tirade des faux candidats — avancer, pas reculer ; monter, pas avancer — a même été citée par Kamala Harris en 2013.

Les Simpson attablés à bord de la soucoupe de Kang et Kodos dans Hungry Are the Damned
COMMENT CUISINER POUR QUARANTE HUMAINS

Hungry Are the Damned

Simpson Horror Show I, 1990

Diffusion25 octobre 1990
ÉpisodeSaison 2, épisode 3
1re apparitionKang et Kodos

Deuxième segment du tout premier Simpson Horror Show, le 25 octobre 1990. La famille est enlevée dans son propre jardin et se retrouve à bord d'une soucoupe volante avec deux extraterrestres verts très accueillants. Trop accueillants : ils gavent leurs invités de plats gargantuesques pendant tout le trajet vers leur planète.

Le pitch

Lisa est la seule à trouver la situation louche. Elle fouille le vaisseau et tombe sur un ouvrage couvert de poussière spatiale intitulé « Comment cuisiner les humains ». L'accusation tombe, les hôtes sont profondément vexés, et le malentendu s'éclaircit dans un ballet de souffles successifs sur la couverture du livre.

Ce qu'il parodie

« Comment servir l'homme », l'épisode de La Quatrième Dimension où un livre extraterrestre supposé bienveillant se révèle être un livre de recettes. Le gag de la poussière en est la version Simpson : « Comment cuisiner les humains » devient « Comment cuisiner POUR les humains », puis « QUARANTE humains », puis « POUR quarante humains ».

Pourquoi il est culte

Parce que c'est là que Kang et Kodos entrent dans la série. Le duo reviendra ensuite dans les trente-six éditions sans exception. Al Jean l'a confirmé en 2022 : c'est une règle non écrite mais scrupuleusement respectée, quitte à les ajouter au dernier moment pour une seconde d'arrière-plan.

À retenir

Écrit par Jay Kogen et Wallace Wolodarsky, réalisé par Rich Moore. Serak le Préparateur, le troisième extraterrestre du segment, est doublé par James Earl Jones. Les ravisseurs voulaient sincèrement offrir le paradis à la famille : la vraie morale, c'est que la méfiance de Lisa gâche tout, et ils le lui reprochent.

Homer en narrateur du Corbeau, le poème d'Edgar Allan Poe adapté tel quel en 1990
LE POÈME DE POE, TEL QUEL

The Raven

d'après Edgar Allan Poe, 1845

Diffusion25 octobre 1990
AdaptationSam Simon
NarrateurJames Earl Jones

Troisième et dernier segment du 25 octobre 1990, et la plus grande audace de ce premier Simpson Horror Show : au lieu de parodier, l'équipe adapte « Le Corbeau », le poème d'Edgar Allan Poe publié en 1845. Le texte est suivi de près, avec Homer en narrateur inconsolable, Marge en Lenore sur un portrait, et Bart en corbeau railleur.

Le pitch

Un homme seul, la nuit, pleure la femme qu'il a perdue. Un corbeau entre par la fenêtre, se perche et répond à toutes ses questions par un unique mot. La descente vers la folie est celle de Poe ; les grommellements, la course-poursuite finale à travers le bureau et l'exaspération croissante d'Homer sont ceux de la série.

Ce qu'il parodie

Rien, justement, et c'est tout l'intérêt. Le segment ne détourne aucune œuvre : il l'illustre. C'est un cas de figure quasi unique dans la franchise, et il tranche avec la logique de pastiche qui gouverne les autres segments. Le décalage comique naît du seul contraste entre la solennité du texte et les personnages jaunes.

Pourquoi il est culte

Parce que le pari était énorme et que l'équipe n'y croyait pas. Matt Groening a raconté avoir redouté que ce soit la chose la plus prétentieuse jamais produite par la série, faute de gags suffisants. Le résultat a fait l'inverse : c'est la preuve la plus souvent brandie que Les Simpson pouvaient viser autre chose que la vanne.

À retenir

Adapté par Sam Simon, cocréateur de la série, et réalisé par David Silverman. La lecture du poème est confiée à James Earl Jones, dont la voix porte l'essentiel du segment. Trente-quatre ans plus tard, la franchise renouera avec Poe en titrant un segment de l'édition XXXV « The Fall of the House of Monty ».

LES DÉTAILS QUI COMPTENT
🪦

Les traditions cachées du Simpson Horror Show

Huit rituels que la moitié des spectateurs regardent sans les voir

Le Simpson Horror Show II, l'édition qui a lancé la plupart des traditions du rituel

Le Simpson Horror Show n'est pas seulement une collection de parodies : c'est un rituel avec ses codes, ses obligations et ses contraintes internes. Certaines de ces règles ne sont visibles que trois secondes à l'écran, d'autres ne s'expliquent que par le calendrier de diffusion. Une fois qu'on les connaît, on ne regarde plus jamais un épisode d'Halloween pareil.

Le carton-titre du Simpson Horror Show, où toute l'équipe prend un pseudonyme d'horreur

Les noms déformés au générique

PERSONNE NE GARDE SON NOM

Depuis la deuxième édition, tout le monde prend un pseudonyme d'horreur au générique : Matt Groening devient « Bat Groening », James L. Brooks « Chains Hell Brooks ». Al Jean, à l'origine de l'idée, cite les comics EC. La règle de Groening — le faux nom ne doit pas dépasser le vrai — n'est jamais respectée, comme le montre le générique.

Le cimetière de Springfield, décor du travelling d'ouverture des cinq premières éditions

Les pierres tombales

LE CIMETIÈRE D'OUVERTURE

Les cinq premières éditions s'ouvrent sur un travelling dans un cimetière où les épitaphes sont autant de blagues. On y lit des noms de séries annulées la saison précédente, des célébrités disparues comme Walt Disney ou Jim Morrison, et une tombe « TV violence » criblée de balles.

Le Simpson Horror Show XXIX, édition où le gag du cimetière est brièvement revenu

La tombe qui annonce la fin

« AMUSING TOMBSTONES »

Le gag s'arrête à la cinquième édition, et l'équipe le signale elle-même : cette année-là, une pierre tombale porte l'inscription « Amusing Tombstones ». Deux raisons — les épitaphes devenaient dures à écrire, et les séries annulées qu'on moquait se sont mises à être produites par d'anciens auteurs des Simpson. Le cimetière est brièvement revenu pour l'édition XXIX.

Kang et Kodos, présents dans au moins un plan des trente-six éditions

Kang et Kodos obligatoires

LA RÈGLE NON ÉCRITE

Aucune édition ne se passe des deux extraterrestres. Parfois ils portent tout un segment, parfois ils passent une seconde à l'arrière-plan d'un plan large. Al Jean a confirmé en 2022 qu'il s'agit d'une règle interne tenue depuis 1990, souvent honorée à la dernière minute. Les repérer est devenu un jeu.

Le Simpson Horror Show III et sa fête d'Halloween, l'un des derniers enrobages du format

Les enrobages abandonnés

PLUS DE TRANSITIONS

Les quatre premières éditions reliaient leurs histoires par de petites scènes de liaison : la cabane, des cauchemars, une fête d'Halloween, une galerie de tableaux. La cinquième est la première à s'en passer, faute de temps d'antenne, et l'équipe ne les a jamais rétablies — sauf pour le spécial Bradbury de 2024.

Alfred Hitchcock version Springfield, clin d'œil aux ouvertures qui pastichent la télévision

Des ouvertures qui parodient la télé

HITCHCOCK, NIGHT GALLERY, AU-DELÀ DU RÉEL

Chaque édition soigne son entrée en matière. La troisième fait présenter l'épisode par Homer à la manière d'Alfred Hitchcock présente. La quatrième confie à Bart une galerie de tableaux, façon Night Gallery. La cinquième pastiche Au-delà du réel. Depuis l'édition VII, ces ouvertures dépassent souvent la minute.

Le Simpson Horror Show XI, première édition diffusée en novembre à cause du baseball

Un épisode d'Halloween en novembre

LA FAUTE AU BASEBALL

La Fox diffuse les World Series de baseball, et la finale mange le créneau du dimanche soir de fin octobre. L'édition XI, en 2000, est la première à sortir en novembre. La série s'en moque : dans l'édition XIV, Kang râle qu'on programme Halloween en novembre pendant que Kodos a déjà sorti ses décorations de Noël.

Mr Burns, antagoniste par défaut de la plupart des segments d'Halloween

Mr Burns, méchant de service

LE VILAIN PAR DÉFAUT

Quand il faut un antagoniste, l'équipe pioche presque toujours dans le même tiroir. Le patron de la centrale finance l'expédition qui capture le singe géant, reçoit la famille en vampire dans son château de Pennsylvanie, coupe la bière du chalet, et finit emporté en enfer dans l'édition XXXV.

AU MICRO
🎙️

Qui joue quoi dans les Simpson Horror Show

Les voix, les rôles doubles et les invités prestigieux

La famille Simpson au complet, dont les voix se démultiplient à chaque Horror Show

Le Simpson Horror Show est un terrain de jeu pour les comédiens : ils y doublent des monstres, des extraterrestres, des versions démoniaques de leurs propres personnages. C'est aussi le rendez-vous où la série va chercher ses invités les plus inattendus, acteurs de cinéma, présentateurs, animateurs de talk-show, parfois dans leur propre rôle.

Kang, l'extraterrestre rigellien doublé par la même voix que Mr Burns

Kang, c'est Harry Shearer

LA MÊME VOIX QUE MR BURNS

Harry Shearer, l'un des piliers du casting, prête sa voix à Kang. C'est aussi lui qui double Mr Burns, Ned Flanders et le principal Skinner. Dans un même segment, il peut donc se donner la réplique à lui-même trois ou quatre fois sans que personne s'en aperçoive.

Kodos, le second Rigellien, doublé par la voix officielle d'Homer Simpson

Kodos, c'est Dan Castellaneta

LA VOIX D'HOMER

L'autre extraterrestre est doublé par Dan Castellaneta, la voix d'Homer Simpson depuis les tout débuts. Il double également Krusty, Grampa et Willie le jardinier. Sur un Simpson Horror Show, il tient souvent à lui seul plusieurs rôles parlants dans un même segment.

Le Diable sous les traits de Ned Flanders dans Homer Simpson et le Diable

Le Diable a le visage de Ned Flanders

LE PLUS GENTIL DES VOISINS

Dans « Homer Simpson et le Diable », quatrième édition diffusée le 28 octobre 1993, Homer vend son âme contre un simple donut. Le Diable apparaît sous les traits du voisin le plus inoffensif de Springfield, et c'est Harry Shearer qui double les deux versions du personnage.

Willie le jardinier écossais, habitué des sales rôles du Simpson Horror Show

Willie en croquemitaine

LE JARDINIER SACRIFIÉ

Dans « Cauchemar sur Evergreen Terrace », sixième édition, le jardinier écossais revient hanter les rêves des enfants après avoir péri brûlé dans l'école sous le regard passif de leurs parents. Willie est un habitué du sale rôle : dans l'édition V, il prend une hache dans le dos trois fois de suite. En VF, c'est Gilbert Lévy qui lui prête sa voix.

Krusto, la version tueuse de Krusty le clown dans la parodie de Ça

Krusty en clown tueur

LE RÔLE ÉVIDENT

Quand la série parodie Ça de Stephen King en 2022, la distribution est toute trouvée : le clown de Springfield devient Krusto, redessiné pour ressembler au Grippe-Sou du film de 2017. Marge, le Vendeur de BD, Carl et Moe forment la bande d'ados terrorisés. Stephen King, lui, a décliné le caméo de fossoyeur qu'on lui proposait.

Freddy Krueger dans Les Simpson, personnage repris par son interprète de cinéma en 1998

Robert Englund revient en Freddy

LE VRAI, CETTE FOIS

Pour la neuvième édition, le 25 octobre 1998, la série s'offre l'acteur qui incarne Freddy Krueger au cinéma depuis 1984 : Robert Englund reprend le rôle le temps d'un caméo. Un clin d'œil direct à la parodie de Willie trois ans plus tôt, et une belle prise pour le rituel d'ouverture.

Le Simpson Horror Show IX, édition bourrée de caméos de présentateurs de télévision

Les plateaux télé s'invitent

SPRINGER, REGIS, ORSON WELLES

La franchise adore les caméos de présentateurs. Jerry Springer se double lui-même dans « Starship Crotteurs » pour arbitrer une garde d'enfant extraterrestre. Regis Philbin et Kathie Lee Gifford apparaissent dans une séquence en prises de vues réelles de la même édition. Maurice LaMarche, lui, prête sa voix à Orson Welles.

Homer Simpson, doublé en français par Philippe Peythieu depuis les débuts de la série

Les voix françaises

L'ÉQUIPE DE DOUBLAGE

Côté VF, on retrouve les mêmes comédiens que le reste de l'année : Philippe Peythieu pour Homer, Véronique Augereau pour Marge, Aurélia Bruno pour Lisa comme pour Maggie. Bart a été doublé par Joëlle Guigui pendant vingt-deux saisons avant que Nathalie Bienaimé ne reprenne le rôle. Peythieu et Augereau, mariés à la ville, se sont rencontrés grâce à la série.

LA COLLECTION
📼

Douze segments à connaître dans le reste du catalogue

De la patte de singe aux fantômes du Tracey Ullman Show

Les Simpson en costumes tirés des segments d'Halloween des saisons passées

Au-delà du panthéon, la franchise a produit plus de cent segments, et une bonne moitié mériterait un article à elle seule. Voici douze histoires qui reviennent systématiquement dans les conversations de fans, classées par ordre chronologique, de 1991 à 2014. Elles couvrent trois décennies de cibles parodiques, du conte cruel victorien au vieux dessin animé de 1987.

Le Simpson Horror Show II, édition du segment de la patte de singe

La patte de singe

TROIS VŒUX, TROIS DÉSASTRES

Deuxième édition, 31 octobre 1991. La famille rapporte du Maroc une patte de singe qui exauce les vœux, mais toujours de travers. Bart réclame la gloire et la fortune, les Simpson finissent surexposés ; Lisa réclame la paix dans le monde, ce qui désarme la Terre et l'offre sur un plateau à Kang et Kodos.

Le Simpson Horror Show III, où la poupée Krusty tente de tuer Homer

Un clown sans pitié

LA POUPÉE QUI VEUT TA PEAU

Troisième édition, 29 octobre 1992. Homer achète à Bart une poupée Krusty dans une boutique tenue par un vendeur passablement inquiétant. La poupée passe le segment à essayer de tuer Homer, jusqu'à ce qu'un réparateur découvre l'explication : l'interrupteur du jouet était resté réglé sur « maléfique ».

King Homer, le singe géant à tête d'Homer de la parodie de King Kong

King Homer

MARGE ET LE SINGE GÉANT

Toujours dans la troisième édition. Mr Burns finance une expédition vers l'île aux singes, avec Marge en appât ; le singe géant qu'ils rapportent a le visage d'Homer. La parodie de King Kong pousse le respect jusqu'à passer en noir et blanc, ce qui inquiétait Al Jean : il craignait qu'on croie la télé en panne.

Les vampires de Mr Burns dans Bart Simpson's Dracula, quatrième édition

Bart Simpson's Dracula

LE CHÂTEAU DE PENNSYLVANIE

Quatrième édition, 1993. La famille est invitée chez Mr Burns, dans un château de Pennsylvanie, et découvre assez vite que leur patron est un vampire. Le segment lorgne sur le Dracula de Coppola et sur Génération perdue, avec une chute qui révèle que Marge est la vraie cheffe de la meute.

Doris la cantinière, qui met les élèves collés au menu de la cantine

Cauchemar à la cafétéria

LES ÉLÈVES AU MENU

Troisième segment de la cinquième édition. Coincés entre une nourriture immangeable et une salle de retenue surpeuplée, le principal Skinner et la cantinière Doris trouvent la solution : servir les élèves collés à la cantine. C'est le premier scénario signé David X. Cohen pour la série.

Les enseignes publicitaires géantes de Springfield réveillées par l'orage

L'attaque des gâche-la-vue géants

LES MASCOTTES PRENNENT VIE

Sixième édition, 1995. Un orage électrique réveille toutes les enseignes publicitaires géantes de Springfield, à commencer par le donut du Lard Lad qu'Homer venait de voler. La solution ? Les ignorer : privées d'attention, les mascottes s'effondrent. Paul Anka apparaît en personne pour chanter la marche à suivre avec Lisa.

Lisa Simpson, vénérée comme créatrice par la civilisation miniature de son éprouvette

L'éprouvette de la genèse

LISA DEVIENT UNE DÉESSE

Septième édition, 1996. Lisa plonge une de ses dents dans une boîte de Petri remplie de cola pour son projet de sciences ; une décharge statique de Bart y déclenche l'apparition d'une civilisation miniature. Ses habitants la vénèrent comme leur créatrice et voient Bart comme le Diable. Un clin d'œil à « Le Petit Peuple ».

Homer se croyant dernier homme sur Terre dans le segment Homer Homega

Homer Homega

SEUL SURVIVANT PAR ACCIDENT

Huitième édition, 26 octobre 1997. Le maire Quimby lâche une vanne sur la France, qui riposte à la bombe à neutrons. Homer, à l'abri au bon moment, se croit dernier homme sur Terre, jusqu'à ce que les habitants mutants sortent de l'ombre. Sa famille a survécu grâce aux couches de peinture au plomb de la maison.

Marge Simpson, accusée de sorcellerie dans le Springfield de 1649

Cuisiner, c'est pas sorcier

L'ORIGINE D'HALLOWEEN

Toujours en 1997. Le Springfield de 1649 chasse les sorcières, et Marge est accusée par Moe. Jetée du haut d'une falaise, elle s'envole : c'en est bien une. Avec Patty et Selma, elle instaure le troc qui fondera Halloween, des friandises contre la sécurité des enfants.

Maggie Simpson, dont le père biologique se révèle être Kang dans Starship Crotteurs

Starship Crotteurs

MAGGIE EST À MOITIÉ EXTRATERRESTRE

Neuvième édition, 1998. Marge avoue que le père biologique de Maggie n'est pas Homer, mais Kang. La bataille pour la garde se règle sur le plateau du Jerry Springer Show, avec le public déchaîné et le présentateur dans son propre rôle. La franchise assume ici pleinement son goût pour le mauvais goût.

Le Simpson Horror Show XVII, édition du canular de La Guerre des mondes

Le jour où la Terre a eu l'air stupide

SPRINGFIELD, 1938

Dix-septième édition, 5 novembre 2006. Les habitants paniquent en écoutant l'émission d'Orson Welles sur La Guerre des mondes, puis apprennent que c'était une fiction et jurent qu'on ne les y reprendra plus. Quand Kang et Kodos débarquent pour de vrai, plus personne ne bouge. Maurice LaMarche double Welles.

Les Simpson version Tracey Ullman Show, revenus hanter leurs propres successeurs

The Others

LES FANTÔMES DE 1987

Vingt-cinquième édition, 19 octobre 2014. La famille est hantée par des spectres qui ne sont autres que ses propres versions de l'époque du Tracey Ullman Show, mal dessinées et grinçantes. Le segment défile ensuite d'autres styles graphiques, du rendu numérique à la brique LEGO.

DEPUIS 2019
🧟

L'ère moderne : le format explose ses propres règles

Des épisodes entiers, des studios extérieurs, et un Emmy à la clé

L'affiche du Simpson Horror Show XXXV, illustration de l'ère moderne de la franchise

Après trente ans de triptyques bien réglés, la franchise s'est mise à casser ses propres codes. Elle produit désormais des épisodes-parodies d'un seul tenant, sous-traite certains segments à des studios spécialisés, et empile parfois cinq histoires au lieu de trois. Loin de s'essouffler, le Simpson Horror Show est redevenu le terrain d'expérimentation de la série.

Le Simpson Horror Show XXX, tombé pile sur le 666e épisode de la série

Le 666e épisode

UN HASARD TROP BEAU

Diffusée le 20 octobre 2019, la trentième édition tombait pile sur le 666e épisode de la série. L'équipe n'allait évidemment pas laisser passer ça : l'ouverture met en scène une Maggie démoniaque façon La Malédiction, et un carton précise malicieusement « 666, ou 667 si la Fox change la grille ».

Le Simpson Horror Show XXXII, première édition à empiler cinq histoires

Cinq segments d'un coup

PLUS SEULEMENT TROIS

La règle des trois histoires n'est plus intangible. L'édition XXXII, diffusée le 10 octobre 2021, est la première à en aligner cinq, dont un intermède poétique inspiré de Poe et une parodie de Parasite de Bong Joon-ho. Les segments deviennent plus courts et plus nombreux.

Not It, premier épisode d'Halloween consacré à une seule histoire

Not It

UN SEUL RÉCIT, VINGT MINUTES

Le 23 octobre 2022, cinquième épisode de la saison 34 : pour la première fois, la franchise consacre un épisode entier à une seule histoire. « Not It » parodie Ça de Stephen King, le roman de 1986 et ses adaptations de 2017 et 2019. Écrit par Cesar Mazariegos, réalisé par Steven Dean Moore.

Le Simpson Horror Show XXXIII, diffusé une semaine seulement après Not It

Deux éditions dans la même saison

OCTOBRE 2022, DOUBLE RATION

Une semaine après « Not It », le 30 octobre 2022, la Fox diffuse le Simpson Horror Show XXXIII. C'est la première fois qu'une saison contient deux épisodes d'Halloween. Depuis, l'étiquette « Treehouse of Horror Presents » désigne ces spéciaux hors numérotation, distincts des éditions en chiffres romains.

Lisa Simpson, qui récupère le carnet de la mort dans la parodie de Death Note

Death Tome

LISA CONTRE LE CARNET DE LA MORT

Segment central du Simpson Horror Show XXXIII : une parodie de Death Note dans laquelle Lisa récupère un carnet qui tue quiconque y voit son nom inscrit. Le coup de génie tient à la production, puisque l'animation a été confiée à DR Movie, le studio sud-coréen qui avait travaillé sur l'anime d'origine.

Le Simpson Horror Show XXXIII, récompensé par l'Emmy du meilleur programme d'animation

Un Emmy à la clé

LA DOUZIÈME STATUETTE

Le Simpson Horror Show XXXIII a décroché l'Emmy du meilleur programme d'animation lors des 75e Creative Arts Emmy Awards, en 2023. C'est la douzième récompense de la série dans cette catégorie, et la première depuis « Mad About the Toy » en 2019.

Simpsons Wicked This Way Comes, le spécial Ray Bradbury de novembre 2024

Simpsons Wicked This Way Comes

BRADBURY EN NOVEMBRE

Deuxième spécial hors numérotation, diffusé le 24 novembre 2024 en septième épisode de la saison 36. Il enchaîne trois histoires tirées de l'œuvre de Ray Bradbury — « La Femme qui hurle », « Marionnettes SA » et Fahrenheit 451 — et ressuscite au passage les intermèdes de liaison.

L'affiche du Simpson Horror Show XXXVI, diffusé le 19 octobre 2025

Où en est-on aujourd'hui

TRENTE-SIX ÉDITIONS AU COMPTEUR

La trente-sixième édition a été diffusée le 19 octobre 2025, en troisième épisode de la saison 37 et 793e épisode de la série. Au menu : une ouverture politique confiée à un dessinateur invité, puis « The Last Days of Crisco », « Clown Night with the Devil » et « Plastic World ».

Questions fréquentes

On répond à tes questions

Qu'est-ce que le Simpson Horror Show ?

L'épisode spécial Halloween de la série, appelé Treehouse of Horror en version originale. Il est diffusé chaque année depuis 1990, se compose de trois segments indépendants et se situe hors continuité : les personnages peuvent y mourir sans conséquence sur la suite.

Combien d'épisodes d'Halloween existe-t-il ?

Trente-six volets numérotés en chiffres romains, du premier en 1990 au plus récent en 2025. Chacun réunit en principe trois histoires courtes, ce qui représente une centaine de segments parodiant films d'horreur, romans et faits de société.

Quels sont les segments les plus cultes ?

« The Shinning », parodie de Shining, arrive largement en tête, suivi de « Time and Punishment » et de « Homer³ », qui projette Homer dans une troisième dimension en images de synthèse. « Citizen Kang », qui met en scène les extraterrestres Kang et Kodos, reste aussi une référence.

Quelles sont les traditions du Horror Show ?

Les noms de l'équipe sont déformés en versions effrayantes au générique, les pierres tombales du début glissent des gags cachés, et les extraterrestres Kang et Kodos apparaissent dans presque chaque volet. Détail savoureux : l'épisode a longtemps été diffusé après Halloween, en novembre.

Le Simpson Horror Show fait-il partie de l'histoire officielle ?

Non. C'est justement ce qui en fait sa liberté : rien n'y est canonique. Les scénaristes peuvent transformer Homer en King Kong, tuer toute la famille ou parodier un manga sans que cela n'affecte le moindre épisode classique.

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